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| NOËL 1978,
SOPHIE A 12 ANS. Quelques signes (changements
de direction à angle droit, pupilles dilatées en permanence...)
nous décident à prendre rendez-vous chez notre généraliste.
Début janvier 1979, les signes neurologiques impliquent
son hospitalisation immédiate pour des examens complémentaires :
électro-encéphalogrammes divers, radios, biopsies, etc., y
compris, de la part des psy, la recherche « forcenée »
dune simulation ! |
Au bout dun mois et diverses péripéties,
premier constat : démyélinisation et le professeur, assis
sur le coin de son bureau, annonce froidement à la maman,
debout, que Sophie est perdue... Fin de lentretien !
Heureusement, les secrétaires du service sont là pour « récupérer »
la maman. Bref, Nice la « Faculté de Médecine »
de Nice ! est en panne.
Via un jeu de relations entre médecins, Sophie aboutit à
lhôpital de Lyon-Bron, Neuro-Cardio, Département Pédiatrie
du Professeur Schott. Scanner, ponctions lombaires, électro-encéphalogramme
de « sommeil » (caractéristique de la
maladie) : dans les 48 heures, le diagnostic final
tombe : leuco-encéphalite sclérosante subaiguë, autre
nom de la maladie de Van Bogaert, espérance de vie de 4 à
11 mois... ponctués dune perte progressive des
différentes fonctions. |
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Cette fois lhumain avait primé :
les deux adjoints de M. Schott ont « encadré »
la maman avec beaucoup de chaleur et de patience.
Sophie est arrivée par le train et repart en ambulance. Durant
les 4 années à venir, elle sera gérée complètement par
Lyon pour les examens (tous les 3 mois, aller-retour
en ambulance) et sur Nice, hospitalisée à domicile... après
quelques « bagarres » administratives
avec la Sécurité sociale. |
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Cest que Sophie était la première enfant, sur Nice,
prise en charge de cette façon avec un suivi lourd, une maladie
inconnue au répertoire de la Sécurité sociale de Nice,
etc., etc.
La maman étant infirmière de profession, cela a facilité
lacceptation du dossier. Entourée par la H.A.D. (hospitalisation
à domicile), soit, quotidiennement, passage dune infirmière,
dune aide-soignante, dun kiné (être draconien
sur sa qualification !), une aide-ménagère..., plus le
soutien de rares amis (cest fou ce que le nombre se
réduit rapidement !) et de la famille malgré son éloignement
(Tarbes et Limoges). |
Suivent quatre années délicates, difficiles...
parole et mobilité ayant été perdues dans le premier trimestre 79
(aphasie et nombre dautres états commençant par ce a
terrifiant).
Des larmes bien souvent, mais aussi des fous rires intenses...
jusquau dernier moment, Sophie sera sensible à certains
mots, certaines musiques (Halliday, eh oui !), certaines
attitudes...
Nous rirons ensemble jusquau bout... ou presque.
Le 2 janvier 1983 à 8 heures du matin, le
téléphone... « Sophie nous a quittés cette nuit
à 3 heures ».
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Mars 2000, nous découvrons et rejoignons LOiseau
Bleu. Sa présidente-fondatrice chaleureuse et humaine nous
accueille ; nous comprenons, enfin le temps du « partage »
nous est donné.
Nicole et Bernard Boulinguiez, parents
de Sophie |
Nous
avons eu Sophie quatre ans
en hospitalisation à domicile.
Nicole est infirmière de métier.
Tant sur le plan pratique
que sur celui de la « pure écoute »
nous sommes disponibles pour chacun dentre vous.
Si vous voulez nous contacter,
écrivez-nous.
Nous vous communiquerons
nos coordonnées téléphoniques. |
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