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Vincent, le fils de Chantal et Jean-Marie Bruch

Le matin du 28 mars 2006, notre fils Vincent présente un léger tremblement coté gauche, lèvre, bras et jambe. Il se plaint, il n'arrive presque plus à parler. Mon mari et moi décidons de l'emmener chez le Docteur Généraliste qui le soigne habituellement.

A la consultation, le médecin s'est tentretenu brièvement avec Vincent qui a donné son accord pour une hospitalisation en urgence à l'hopital Bel Air.

Après 4 heures d'attente, le médecin urgentiste décide de trasférer notre fils vers le centre psychiatrique de St Nicolas de Port, où notre fils restera hospitalisé du 23/03/06 au 10/04/06. Le traitement administré (Valium, Anafanil, ...) lui enlevait toute autonomie. Les médecins qui le soignaient le décrivaient comme une personne angoissée et timide, mais, très lucide et très choqué par l'entourage des malades présent dans cet endroit. Toutefois, nous pensons que Vincent n'était pas du tout à sa place dans ce type de centre. La suite nous donne malheureusement raison.

En date du 10 avril 2006, Vincent est transféré à l'hôpital de Jury, même si l'endroit était plus accueillant, ce n'était pas encore la bonne adresse pour la maladie qui l'affectait. Nous constations que l'était de santé de notre fils s'aggravait de jour en jour : paralysie physique et mentale. Lors d'un déplacement non accompagné, dans le couloir, il fut victime d'une chute : conséquences, une blessure à la tête, dite superficielle par les soignants, l'a conduit dans un fauteuil roulant.

Un jour que nous lui rendions visite, nous avons eu la surprise de ne pas trouver notre fils à l'hôpital de Jury. Une infirmière nous a appris que Vincent ayant eu beaucoup de fièvre et de l'herpes, il avait été transférer au urgences de l'hôpital Bon Secours, sans même prévenir ses parents !

A l'hôpital Bon Secours, il lui a été fait une ponction lonbaire qui n'a rien révélé car le traitement antibiotique "Augmentin" avait neutralisé le tracé. Et sans autre forme de procès, Vincent a été reconduit vers l'hôpital de Jury. Le médecin de cet hôpital se montra très mécontente car son patient lui revenait sans perfusion alors qu'un lit lui avait réservé en Neurologie à l'hôpital de Bon Secours.

Le lendemain matin Vincent fut transféré dans le service du Docteur Godet, là une seconde ponction lombaire a été faite et révéla une infection. Puis après une prise de sang et un électro encéphalogramme, le médecin nous a annoncé "la maladie de Creutzfeldt-Jacob ou une rougeole infectée.

Après trois semaines d'attente des résultats, la terrible nouvelle tomba : rougeole infectée : PESS, pas de traitement. Une infirmière nous a dit, devant Vincent dans sa chambre : "Votre fils est condamné"

Le suite fut 15 jours de souffrances, de déshydratation et l'aggravation de son état de santé fut provoqué par la pose manquée d'une sonde thoracique qui a eu pour effet un décollement du poumon et ensuite un arrêt cardiaque mit fin à ses souffrances et nos espoirs.

Je dois préciser que notre enfant est resté lucide jusqu'au derniers instants de sa vie et qu'il a toujours compris la gravité de son état, même s'il n'avait plus l'usage de la parole il essayait de communiquer par clignement des yeux.

Chantal et Jean-Marie, les parents de Vincent


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