Le début est insidieux, marqué par des troubles
mentaux : désintérêt, apathie, terreur nocturne, colères,
hallucinations et chute des performances scolaires. Quelquefois
surviennent des convulsions.
Quelques mois plus tard apparaissent des mouvements brutaux,
incontrôlés, périodiques (myoclonies), une hypertonie des
membres et une aggravation de la régression intellectuelle.
Que savons-nous des mécanismes
de cette maladie ?
Le virus de la rougeole isolé des lymphocytes
et du cerveau est « défectif », cest
à dire quil a perdu une de ses protéines.
Il ne sagit pas dune maladie génétique puisque
chez certains jumeaux vrais ayant contracté une rougeole,
un seul cas de panencéphalite est survenu.
Pourquoi lorganisme
narrive-t-il pas à éliminer ce virus ?
Il existe un taux danticorps rougeole très élevé qui
semble inefficace.
Limmunité assurée par les lymphocytes T chargés
de détruire les virus
semble inefficace.
Peut-on prévenir la panencéphalite ?
Oui.
En effet, la vaccination contre la rougeole proposée à tous
les enfants vers 1 an, prévient remarquablement la panencéphalite.
Malheureusement, le vaccin est inefficace avant 1 an
et ne protège donc pas contre les rougeoles de la première
année de vie.
Dans tous les pays occidentaux, lincidence de la panencéphalite
a diminué de 90 %.
Quels traitements proposer ?
De nombreuses tentatives thérapeutiques ont
été effectuées :
- injections de gammaglobines ;
- immunostimulants ;
- interféron ;
- antiviraux : la Ribavirine ou Virazole inhibe la
multiplication du virus de la panencéphalite in vitro
|