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CAMPAGNE D'INFORMATION DE L'ASSURANCE MALADIE SUR LA VACCINATION
ROUGEOLE, OREILLONS, RUBEOLE



Dossier de Presse
Novembre 2006


Rougeole, oreillons, rubéole - Portrait robot
La situation en France
Rougeole, oreillons, rubéole - Graves à tout âge
Vaccinez votre enfant dès 1 an
Témoignage de maman
Perception de la rougeole, des oreillons et de la rubéole : Enquête IPSOS
Petite histoire de la rougeole, des oreillons et de la rubéole
La campagne
l'Assurance Maladie et le Fonds de Prévention


Rougeole, Oreillons, Rubéole
Portrait robot

La rougeole, le oreillons et la rubéole sont des maladies souvent considérées comme bénignes, parce qu'elles guérissent habituellement sans séquelles. Pourtant, leur évolution naturelle est loin de se faire toujours en ce sens.

La rougeole est une maladie virale. Seul l'homme est porteur du virus, qui est fortement contagieux. Il se transmet par les sécrétions nasales ou pharyngées. Il peut aussi se propager par une simple poignée de main. La maladie dure environ deux semaines et se manifeste en premier lieu par de la fièvre, une conjonctivite, de la toux, un écoulement nasal … L'éruption, faite de nombreuses taches rouges, apparaît ensuite. La rougeole est souvent considérée à tort comme une maladie bénigne de la petite enfance, alors qu'elle peut donner lieu à des complications très graves.

Après une incubation du virus pendant 2 à trois semaines, le virus des oreillons se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et un gonflement des glandes salivaires. L'infection est inapparente dans environ 30% des cas. Le sujet infecté, même non symptomatique, est contagieux de 3 à 6 jours avant et de 6 à 9 jours après l'atteinte parotidienne. Le virus se transmet d'homme à homme par voie aérienne. Les épidémies sévissent surtout dans les collectivités (écoles, casernes). La contagiosité est importante et l'isolement ainsi que la vaccination des sujets contacts inefficaces.

La rubéole est une maladie virale qui présente le plus souvent une évolution bénigne. Elle se manifeste par de la fièvre, une éruption cutanée et le gonflement des ganglions lymphatiques, mais dans un cas sur deux, il n'y a aucun symptôme visible.

57% pour des mères pensent à tord, qu'il est souhaitable d'avoir ces maladies quand on est enfant pour être immunisé à vie.

La rougeole, les oreillons, la rubéole
La situation en France

Les virus circulent toujours en France

Bien que l'incidence des trois maladies ait diminué de façon spectaculaire depuis la fin des années 80, grâce à la progression de la couverture vaccinale, les virus circulent toujours en France. La situation actuelle, qualifiée de " lune de miel ", est trompeuse : le faible incidence des maladies s'accompagne d'une accumulation progressive des sujet non immuns, qui fait augmenter le risque de survenue d'épidémies sporadiques.

Ainsi, il y aurait eu en France, en 2002, 5 200 cas de rougeole avec des complications graves pour certains d'entre eux : 20 à30 cas d'encéphalites aiguës). En 2003, une épidémie de rougeole à frappé la région PACA. Lors de cette épidémie de rougeole, ce n'est pas une maladie infantile qui s'est déclarée, puisque 91 cas (sur 138 cas confirmés) concernaient des personnes âgées de 7 à 29 ans.

De même, bien que l'incidence des oreillons soit passée de centaines de milliers de as par an au milieu des années 1980 à quelques milliers à la fin des années 1990, la maladie n'est pas éradiquée. Ainsi début 2005, en Angleterre, une épidémie d'oreillons a touché les adolescents et les jeunes adultes.

Enfin, en 2002, en France, il y a eu 21 cas d'infections rubéoleuses de la femme enceinte, avec 11 interruptions médicales de grossesse et un bébé atteint de rubéole congénitale malformative. Ainsi, l'incidence annuelle des infections rubéoleuses en cours de grossesse recensées en France métropolitaine en 2002 était de 1,84 pour 100 000 naissances vivantes.

La rougeole, les oreillons, la rubéole
Insuffisance de couverture vaccinale en France

L'OMS estime qu'il est possible d'éliminer ces maladies en Europe en 2010 si la couverture vaccinale est d'au moins 95% pour chacune des trois maladies. Bien que la France ait souscrit à cet objectif en 1998, la couverture vaccinale nationale n'était que de 86,3% à deux ans en 2003.

Dans l'ensemble de l' Europe, la couverture vaccinale a fortement progressé, mais reste largement en dessous es recommandations de l'OMS. En France, la couverture vaccinale de la rougeole à 2 ans progresse lentement depuis le début des année 70 (75% en 1992 à 86,3% en 2003). La couverture s'améliore avec l'âge (95% à 10 ans en 2002), ce qui montre une vaccination tardive des enfants par rapport au calendrier vaccinal.

Ces chiffres globaux masquent d'importantes disparités régionales, les écarts entre départements allant de 66 à 97% en 2003 pour les enfants de 2 ans. Globalement, la couverture vaccinale est moins bonne dans les départements du sud que au nord. L'institut de veille sanitaire rappelle que la France est en situation de voir réapparaître des épidémies de rougeole, comme ce fut le cas en 2003 en région PACA où la couverture vaccinale est insuffisante.

Pour la rubéole, la couverture vaccinale en France était de 84,2% à l'âge de 2 ans et 94% à l'âge de 6 ans en 2001. Une enquête nationale menée en 1998 a montré que 10% des jeunes femmes de 15 à 19 ans étaient séronégatives vis-à-vis de la rubéole.

Concernant les oreillons, l'épidémie qui a sévi en Angleterre début 2005 et qui a touché les adolescents et les jeunes adultes, montre que nous ne sommes pas à l'abri d'une résurgence de cette maladie.

La rougeole, les oreillons, la rubéole
Graves à tout âge

Testez vos connaissances

Me reconnaissez-vous ?

Chaque année, plus de 600 000 enfants dans le monde décèdent de cette maladie, principalement dans les pays en voie de développement. En 2000, sur 960 000 cas en Europe, 7 000 furent mortele. Dans les pays industrialisés , cette la maladie est encore responsable d'otites (7 à 9% des patients atteints), de pneumonies (1 à 6% des patients) et d'encéphalites (0,5 à 1%). Sa complication la plus redoutable est la panencéphalite sclérosante sub-aiguë (PESS), toujours mortelle, survenant chez une patient 100 000, 4 à 20 ans après l'épisode aigu de la maladie.

Je suis la ROUGEOLE !

Qui sommes-nous ?

Les complications de cette maladie sont d'autant plus graves que la maladie est contractée tardivement. En France, 10% des cas se produisent chez un adulte. Cette maladie peut entraîner une surdité complète et irréversible (cophose), des complications neurologiques, une pancréatite aiguë, une atteinte ovarienne et, après la puberté, une orchite (inflammation du testicule), pouvant aboutir à une atrophie testiculaire unilatérale, voire à une stérilité.

Nous sommes les OREILLONS !

De qui s'agit-il ?

La gravité de la maladie tient à la possibilité d'une contamination fœtale par le virus chez la femme non immune, infectée durant la grossesse. Plus la transmission de la mère à l'enfant au cours de la grossesse est précoce. Les malformations touchent surtout le système nerveux central (retard mental), l'œil (cataracte, glaucome), l'oreille (surdité) et l'appareil cardio-vasculaire. Fréquemment associées à un retard de croissance intra-utérin, elles sont responsable de handicaps majeurs et donnent souvent lieu à des interruptions médicales de grossesse.

Je suis la RUBEOLE !

Qui est notre meilleure amie ?

Elle procure une immunité solide et durable à l'immense majorité des sujets qui en bénéficient. Elle est le SEUL moyen de limiter la transmission interhumaine des virus.

Je suis la VACCINATION ROR

Plus on attend, plus les risques sont grands

Ces risques ont aujourd'hui une caractéristique nouvelle : les maladies apparaissent chez des sujets plus âgés et entraînent par conséquent des complications plus graves.

La proportion actuelle des Français vaccinés est insuffisante pour empêcher la circulation des virus responsables de la rougeole, des oreillons et de la rubéole. Cela a pour conséquence, outre l'augmentation du risque d'épidémies sporadiques, un déplacement générationnel, c'est-à-dire l'atteinte de plus en plus fréquente de grands enfants ou d'adultes par des maladies considérées jusqu'alors comme des maladies de la petite enfance.

Pour la rougeole, la proportion de sujets âgés de plus de 10 ans parmis les personnes malades passe de 13% en 1985 à 62% en 2002. Deux pics épidémiques récents ont été relevés en 1997 et en 2003. Lors du premier, 48% des cas sont survenus ches des sujets de plus de 10 ans, dont des adolescents et des adultes ; lors du second, survenu dans le sud de la France, l'âge moyen des personnes atteintes était de 15 ans (de 11 mois à 57 ans) sur la région. Ce décalage augmente le risque d'encéphalite aiguë.

Pour la rubéole, des recrudescences du nombre de cas pendant la grossesse ont eu lieu en 1993-94, 1997 et 2000.

Pour les oreillons, environ 10% des sujets atteints sont des adultes.

La rougeole, les oreillons, la rubéole
Vaccinez votre enfant dès 1 an

Quand on connaît mieux ces maladies, on comprend que les risques pour nos enfants sont trop sérieux pour être négligés. Pour protéger nos petits et participer à l'élimination de ces maladies, le vaccin est la solution unique, simple, sûre et GRATUITE.

Quand vacciner votre enfant ?

A 12 mois (41ère dose) : La vaccination associée rougeole, oreillons, rubéole est recommandée pour les garçons et les filles. Elle peut être pratiquée plus tôt, à partir de l'âge de 9 mois pour les enfants vivant en collectivité.

Entre 13 et 24 mois (2ème dose) : Une seconde dose de vaccin trivalent est recommandée pour tous les enfants, avec un intervalle d'au moins un mois entre la première et la deuxième injection. Cette deuxième dose doit être administrée entre 12 et 15 mois pour les enfants ayant reçu la première injection à l'âge de 9 mois.

De 24 mois à 13 ans (rattrapage) : Deux doses de vaccin trivalent sont recommandées pour les enfants âgés de 24 mois à 13 ans en 2005 (nés en 1992 ou après) et n'en ayant pas déjà bénéficié.

De 14 ans à 25 ans (rattrapage) : Au moins une dose de vaccin trivalent est recommandée pour les personnes nées entre 1980 et 1991 n'ayant jamais été vaccinées contre la rougeole auparavant.

Les vaccins ROR est gratuit pour les enfants à partir de 1 an et jusqu'à 13 ans inclus


Témoignage de "maman"

Interview d'Elizabeth Bonneau-Bréant, présidente de l'Associatin L'Oiseau Bleu

Quelle est la mission de l'association L'Oiseau Bleu ?

Mon fils a été atteint de la PESS (panencéphalite sub aiguë sclérosante post-rougeole en 1993, en 1997 j'ai rencontré d'autre familles dont les enfants étaient atteints et avec ces parents, nous avons créé l'association L'Oiseau Bleu afin de partager notre expérience commune de la maladie.

Notre mission consiste essentiellement à soutenir et accompagner les familles sur tous les plans, il faut savoir que lorsque la PESS frappe une famille, la joie d'élever son enfant est vite ternie par une succession de problèmes auxquels les familles ont souvent du mal à faire face ! faire les démarches administratives, assurer les dépenses diverses souvent très lourdes liées à la maladie, trouver un kiné, du personnel infirmier, des structures d'accueil pour soulager les parents ponctuellement … Il faut en effet s'adapter continuellement et trouver des solutions au jour le jour pour nos enfants, pour leur rendre la vie le plus confortable possible.

Comment se contracte et se développe la PESS ?

La PESS est une conplication post-rougeole, 90% des enfants de l'association ont contracté la rougeole avant un an : nos enfants vont en crèche à trois mois, ils sont exposés avant l'âge de la vaccination. Il n'y a pas d'âge pour être touché par le PESS. Il y a des cas où les malades avaient plus de 18 ans. Les premiers signes, neurologiques, de la PESS surviennent des années après une rougeole. Parmi eux, on constate une chute de tonus, une régression scolaire. Ensuite, l'évolution peut être très rapide et est fatale dans tous les cas.

Qu faut-il mettre en place pour lutter contre la PESS ?

La première des choses est la vaccination ! Si nos enfants, comme ce fut le cas de mon fils, attrapent la rougeole en crèche avant 1 an, c'est qu'il y a encore des enfants non vaccinés et des épidémies. Il faut donc vacciner impérativement les enfants dès qu'ils sont en âge de le faire. Ainsi ils sont eux-mêmes protégés et ils protègent les autres.

La situation a évolué puisque le nombre de cas nouveaux a diminué mais la vaccination est avant tout un acte solidaire : on ne vaccine pas ses enfants que pour soi, on les vaccine aussi pour la collectivité, il faut savoir que nos enfants MEURENT de la rougeole, il faut répéter que l'on peut mourir de la rougeole. Même si le nombre d'enfants atteints est faible, on doit rappeler que nos enfants MEURENT des complications de la rougeole.

Perception de la rougeole, des oreillons et de la rubéole
Enquête IPSOS

L'étude réalisée en Janvier 2006 fait clairement ressortir que les mamans, principale prescriptrices de la vaccination, continuent d'avoir une perception erronée de ces maladies et de leur potentielle gravité.

Des maladies aux accents familiers mais qui restent abstraites

La rougeole, les oreillons et la rubéole restent assez présentes à l'esprit des parents lorque l'on évoque les maladie infantiles, cependant le niveau de connaissances de ces pathologie s'avère très limité. Ainsi, les symptomes sont vaguement restitués, les traitements ne sont pas connus.

Au-delà de ces accents familiers, ces pathologies apparaissent comme des maladies qu'on ne connaît pas et que l'on ne rencontre plus.

Un sentiment erroné de pathologies " bénignes "

En 2004, lors d'une précédentes enquête, 57% des mères estimaient, à tort, qu'il était normal, voir souhaitable d'avoir la rougeole, les oreillons ou la rubéole quand on est enfant pour être immunisé à vie. La situatin ne semble guère avoir évolué, puisque certaines mamans continuent de dire " la rougeole, il faut bien y passer. Tout le monde l'attrape à un moment donné ". Aussi, la notion de risque, pourtant avéré, n'apparaît plus.

Vaccination ROR, un vrai besoin d'information

Finalement, quand les risques de ces maladies sont expliqués aux mamans, une majorité d'entre elle (86%) affirment qu'elles vont faire vacciner leur enfant dans un proche avenir.

L'enquête a été réalisée en Janvier 2006 auprès de 377 parents d'enfants âgés de 6 ans ou moins, de 200 médecins généralistes et de 101 pédiatres.

La rougeole, les oreillons, la rubéole
Petite histoire


1963 :
premier vaccin contre la rougeole
1967 :
premier vaccin contre les oreillons
1968 :
mise sur le marché du vaccin contre la rougeole
1970 :
mise sur le marché du vaccin contre la rubéole. De 1976 à 1985, la vaccination contre la rubéole est essentiellement pratiquée chez les préadolescentes et les jeunes femmes ; l'incidence de l'infection rubéoleuse reste élevée, à 28,2 pour 100 000 naissances vivantes.
1983 :
le vaccin contre la rougeole est introduit dans le calendrier vaccinal
1983 :
mise sur le marché du vaccin contre les oreillons
De 1985 à 1993 : la généralisation de la vaccination à tous les nourrissons fait baisser l'incidence de l'infection rubéoleuse chez les femmes enceintes à 4,5 pour 100 000 naissances.
1986 :
commercialisation du vaccin trivalent ROR en France
1996 :
En France, seconde dose de vaccin ROR introduite dans le calendrier vaccinal, pour la classe d'âge de 11-13 ans. Cet âge est abaissé l'année suivante (classe d'âge de 3-6 ans)
1997 :
En France, 48% des personnes atteintes de la rougeole ont plus de 10 ans
1999 :
prise en charge à 100% du vaccin par l'Assurance Maladie
2005 :
le calendrier vaccinal est revu en France, la primo vaccination est recommandée chez tous les enfants à 12 mois. Une deuxième dose est recommandée pour tous les enfants entre 13 et 24 mois, avec un intervalle d'au moins un mois entre les deux injections. Un plan d'élimination de la rougeole et de la rubéole congénitale est mis en place en France, et la rougeole redevient une maladie à déclaration obligatoire.

La rougeole, les oreillons, la rubéole
La Campagne

Dès le 15 novembre, le lionceau, emblème de la campagne d'information pour la vaccination de la rougeole, des oreillons et de la rubéole lancée fin 2004 par l'Assurance Maladie, refera son apparition sur nos écran pour rappeler que la rougeole, les oreillons et la rubéole, ne sont pas toujours des maladies bénignes et qu'il est essentiel e vacciner nos enfants dès 1 ans. Le spot télé sera accompagné d'un spot radio rappelant l'importance de la vaccination de la rougeole, des oreillons et de la rubéole.

Des maladies graves à tout âges

Il ne faut pas attendre pour faire vacciner votre enfant. Tel est le message délivré par l'Assurance Maladie au travers de la signature de la campagne : " N'attendez pas que ça deviennent méchant, vaccinez votre enfant dès 1 an " En effet, même si les complications de la rougeole, des oreillons et de la rubéole semblent plus importantes chez les patients plus âgés, il est impératif de vacciner les enfants dès 1 an.

Vacciner votre enfant dès 1 an

C'est la meilleure garantie qu'il n'attrapera pas l'une de ces trois maladies et qu'il ne la transmettra pas à des enfants plus jeunes et qui par conséquent ne peuvent pas encore bénéficier de la vaccination. En effet, malgré une prévention continue, les mères ne perçoivent pas l'intérêt collectif de la vaccination qui permettrait d'éliminer les maladies en France : plus de nombre d'enfants vaccinés sera important, moins grands seront les risque de contamination.

Le vaccin est pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie pour les enfants à partir de 1 an et jusqu'à 13 ans inclus.

La rougeole, les oreillons, la rubéole
Le Fonds National de Prévention

Le Fonds National de Prévention, d'Education et d'Information (FNPEIS) de l'Assurance Maladie a été créé en 1988. Sa mission est de promouvoir toute action visant à améliorer l'état de santé des assurés sociaux.

Le FNPEIS organise et finance un nombre croissant de dispositifs ciblés de prévention : vaccinations (rougeole, oreillons, rubéole ; grippe), bilan bucco-dentaire, dépistage des cancers (sein, colorectal, col de l'utérus) dépistage des maladies génétiques, test de diagnostic rapide de l'angine …



Pour plus d'information sur la site de l'Assurance Maladie

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Mail : Stéphanie TRAJIN